Nicole Granger a vingt ans

(août 2002)

 

 


1982-2002

1982 Lire, écrire, parler 1983 De l'imitation à la créativité. 1984 Le bateau ivre 1985 La rencontre amoureuse 1986 Balzac - Breton - Robbe-Grillet 1987 Don Juan 1988 La littérature arabe d'expression française 1989 Apollinaire 1990 La nouvelle sud-américaine 1991 Le roman policier 1992 Henri Michaux 1993 Henri Thomas1994 James Joyce : Gens de Dublin 1995 Alice au pays des merveilles 1996 Conrad - Musil - Chamoiseau - Kadaré 1997 Dostoïevski : Crime et châtiment 1998 Don Quichotte 1999 Shakespeare : Le songe d'une nuit d'été 2000 Stendhal : Chroniques italiennes 2001 Manhattan Transfer - Gatsby le magnifique - Babbitt 2002 Vingt ans, vingt textes.


errata, ajouts


(écrire "Silence" sur la page de gauche du dossier Lorand GASPAR; p:1)


 

désert

ce qui reste de musique
quand le dess(e)in n'est plus visible
comme si la lumière avait érodé
le temps et le lieu qui sont aux choses
comme si la grammaire des fond était lisible
à la main qui s'éclaire sur les regs

anachorètes

lézards

serpents

 

hyènes et cynhyènes
par les gorges du matin
sur les pentes du soir
les routes non tracées du mouvement solidaire

l'oryx sauvage
la gazelle d'Arabie

le vent sur les plaines du Sam au sud de l'Euphrate

plantes à soude
arbustes rabougris
plateaux gréseux
psammites taillées à pic
thalwegs de ruissellement
fonds de mer éocène

la             même           nudité           de           la           vie

une seule
r       e       s       p       i       r       a       t       i       o       n

(Page à placer dans le dossier Laurend GASPAR, au-dessus de la signature, après"embaumeur")


(Page à placer dans le dossier INOUE, p147, au bas de la colonne de gauche)

 

La Route Blanche

     Aussitôt Seita se sentit inquiet. Sa soeur n'aurait-elle pas quitté la maison ? Sita posa ses baguettes, sortit de la cuisine, mit ses chaussures et courut dehors. Le ciel était rouge, le soleil allait se coucher. Un vent glacial soufflait. Seita resta planté sur la route un peit moment dans le vent. Le dernier car n'était pas encore arrivé.
     Seita courut jusqu'à l'arrêt mais il n'y avait là qu'un véhicule complètement vide. Il ne semblait pas y avoir d'usager et, dans la salle d'attente, seule la conductrice était assise sur un banc, l'air gelée, attendant le moment du départ.
      Sita se dit que sa soeur avait dû aller prendre le car à l'arrêt du hameau voisin.Et aussitôt il se mit à courir à toute allure sur la route. Il avait du mal à courir avec le vent qui soufflait de face et on aurait dit qu'il allait s'écrouler à tout moment.
     Il fallait absolument qu'il la rattrape. Son visage était tendu. Seita courut. Sans prendre garde aux grains de sable qui venaient le fraper au visage, il courait tant qu'il pouvait.
     Une fois arrivé au hameau, Seita traversa le pont, et là emprunta un raccourci, un chemin qui longeait la montagne et passait

125

 

 


(mise à jour du 15/10/02 )